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Sports

Bénin/Football : Les contre-performances des Ecureuils séniors suscitent colère et indignation

Par Louis Tossavi

Les échecs répétés de l’équipe nationale de football alimentent les discussions au Bénin depuis quelques jours. Les deux derniers matchs disputés par les Ecureuils ont davantage suscité la colère et l’indignation du public sportif, qui ne s’est pas encore remis de la non qualification de l’équipe à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021.

 

« Toutes les conditions sont réunies pour faire un grand match à Dakar ». Tels étaient les propos de l’international béninois Mikaël Poté à quelques jours du match contre le Sénégal le 4 juin dernier. Un match comptant pour la 1ère journée des éliminatoires de la CAN 2023.

Malheureusement ce jour-là, les Ecureuils ont été battus (3-1) par des Lions de la Téranga plus forts et plus réalistes. Les poulains de Moussa Latoundji sélectionneur national par intérim, n’ont pas pu avoir les arguments nécessaires pour tenir tête aux champions d’Afrique. Une défaite qui a été acceptée à contre cœur par les Béninois, vu le statut de l’adversaire.

Pour beaucoup de supporters et même des membres de l’encadrement technique, le match de la 2e journée des éliminatoires face aux Mambas du Mozambique à domicile sera une occasion de remporter 3 points et se relancer dans la course des qualifications.

Contre toute attente, le Bénin a de nouveau concédé une amère défaite (0-1) face aux Mozambicains au stade Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Avec 0 point au compteur, les Ecureuils sont après 2 journées, derniers de la poule L des éliminatoires et voient leur chance de qualification à la prochaine CAN s’amenuiser. Et pourtant, des assurances avaient été données aux béninois à la veille de cette confrontation. « A Dakar, nous sommes tombés sur une équipe bien en place avec des joueurs de qualité. Nous sommes très bien actuellement et on a bien récupéré. Ce qui n’a pas marché à Dakar, on a essayé de le corriger », avait rassuré Moussa Latoundji lors de la conférence d’avant match le 7 juin dernier.

Entre joueurs, entraineurs et dirigeants, à qui la faute ?

La réaction des supporters de l’équipe nationale a été très vive au soir du 8 juin 2022. En effet, nombreux sont ceux qui ont exprimé leur colère au coup de sifflet final du match Bénin-Mozambique. Certains ont ouvertement critiqué la prestation des Ecureuils, d’autres ont même attaqué le bus qui les transportait du stade vers leur hôtel. Sans la promptitude des forces de sécurité, le pire pouvait se produire. « Le match qu’on a suivi hier n’a rien donné de bon. Ça a découragé tous les Béninois. Ils ne jouent rien et nous mettent la honte. Les sous qu’ils prennent pour ces résultats mitigés, moi je propose qu’on l’utilise pour organiser des spectacles d’Egungun (revenant), quartier par quartier. Nous allons suivre ces spectacles, avoir du plaisir et oublier le football », déclare Fabrice Djihokin au lendemain de la contreperformance du Onze National. Pour Sikirou Bankolé un autre supporter, il n’y a plus d’espoir pour le football béninois. Il propose néanmoins que l’encadrement technique soit étoffé pour plus de résultats. « Si on peut trouver un autre entraineur pour mieux s’occuper de nos joueurs, ça peut aller », propose ce dernier.

Le reporter sportif Prosper Vondjèhounkon pense qu’il faut rapidement trouver des solutions avant les prochaines rencontres. « Si sur les 12 points on n’arrive pas à prendre 9 ou 8, c’est qu’on est en difficulté. Et pour prendre 8 points, il faut forcément gagner deux matchs et faire deux nuls », a-t-il analysé.

Aux dires de celui-ci, il revient aux différents acteurs, le staff technique et les dirigeants notamment, de s’asseoir pour une réunion de crise et trouver des solutions. « On risque de rater encore la Côte d’Ivoire comme on a raté le Cameroun et ce n’est pas bien pour un pays qui a tellement consenti d’investissements dans le football depuis des années », craint notre interlocuteur.

Selon Hubert Dadjo, un ancien président de la fédération béninoise de football qui est intervenu sur une station de radio locale, ce double échec des Ecureuils n’est pas du fait des joueurs. Comme Sikirou, il suggère qu’on revoit l’encadrement technique.  « L’encadrement et son management doivent être changés. Ces mêmes joueurs pris autrement peuvent faire un meilleur résultat. Ils n’ont aucun tort dans cette histoire », a-t-il indiqué.

Nécessité d’organiser des états-généraux du football !

Les réactions fusent de partout depuis ce revers collectif des Ecureuils contre les Mambas du Mozambique. On a noté récemment celle de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels du Bénin (UNFPB). Dans un communiqué publié le 10 juin dernier, cette organisation de joueurs présidée par l’ex-international Romuald Boco a appelé le gouvernement à l’organisation des états-généraux du football béninois. Une rencontre qui « permettra à coup sûr à chaque acteur d’apporter sa contribution en toute transparence à la construction d’un projet de révélation de notre football… A partir des conclusions qui en seront issues, le gouvernement devra engager une réflexion plus générale sur la gouvernance de la fédération béninoise de football (FBF) et la prise en compte de toutes les catégories d’âge », suggère l’UNFPB.

Jusqu’à ce jour, aucune réaction officielle, tant du côté de la FBF que du côté du gouvernement n’a été notée à l’issue de la double défaite des Ecureuils.

Rappelons que le Bénin jouera en septembre prochain à Cotonou et à Kigali en double confrontation, les Guêpes du Rwanda actuellement 3e du groupe L des éliminatoires, derrière le Mozambique (4 points) et le Sénégal (6 points).

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