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Société

Bénin | Langue française : « Il y a une sorte de perte d’engouement », dixit Anicet Megnigbeto

AWR

La Journée Internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars dernier a été placée cette année sous le thème : « 321 millions de francophones, des milliards de contenus culturels ». A cette occasion, la Directrice Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la Rwandaise Louise Mushikiwabo s’est particulièrement adressée aux acteurs du monde culturel, qu’ils soient musiciens, comédiens, cinéastes, écrivains, chanteurs, plasticiens… tous ceux qui à travers la langue française et les langues nationales font vivre leurs créations dans le monde entier y compris dans le vaste univers numérique. « Vous devez pouvoir vivre et bien vivre de votre art, vous méritez toute l’attention des pouvoirs publics, des groupes privés, des organismes de coopération et de financement, car vous êtes porteurs de la riche diversité culturelle de notre espace francophone et surtout de l’immense créativité de sa jeunesse », elle a-t-elle lancé dans son message vidéo délivré en marge de la commémoration de la journée.

Dans certains des 54 pays membres de l’OIF comme le Bénin, cette journée décrétée par l’Organisation des Nations Unies pour sensibiliser au multilinguisme et à la diversité culturelle n’est pas passé inaperçue. Elle a été l’occasion de réfléchir sur l’Etat de la langue française au plan national. Certains acteurs du système éducatif se sont ainsi prononcés sur l’importance de pratiquer la langue et de continuer à la célébrer chaque 20 mars.

Selon Apollinaire Agbazahou, enseignant de français, inspecteur de l’enseignement secondaire à la retraite et auteur de plusieurs ouvrages, le français a un statut particulier au Bénin. Parce qu’il est la langue officielle de travail. De ce fait, il devient un passage obligé dans le circuit administratif et possède ses exigences. A la question de savoir ce qu’il représente pour le Béninois, il répond en ces termes : « C’est pour le Béninois une langue d’emprunt qui a fini par s’imposer comme une langue officielle et en même temps comme une langue ciment ». Pour Anicet Mègnigbèto, secrétaire général de l’Association des Professeurs de français du Bénin (APFB), il est toujours nécessaire d’avoir une journée qui célèbre la langue de Molière. « C’est toujours bien de se rappeler un jour que nous ne sommes pas seuls au milieu de plusieurs nations. Nous avons en commun une langue malgré nos diversités et que dans la diversité, nous pouvons célébrer la langue commune », a-t-il confié à nos confrères de Radio Bénin.

Pour ce qui est de l’usage du français, il pense selon ses analyses qu’au fil des années, il y a une sorte de perte d’engouement envers la langue au Bénin. « Aujourd’hui, le type d’homme de la société, ce n’est plus celui qui sait bien parler le français. C’est pour ça qu’il y a cette perte d’engouement », explique l’enseignant. C’est pour cela qu’Apollinaire Agbazahou recommande de revoir le niveau d’exigence syntaxique autour de la langue française, surtout avec le modernisme et l’inter culturalité.

Pour rappel, la date du 20 mars fait référence à la naissance le 20 mars 1970 à Niamey au Niger, de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique qui deviendra plus tard Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

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